SMIV

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Le club organise régulièrement une ou plusieurs sorties SMIV par an. Il consacre un budget pour vous aider à la formation.
La séssion 2010 organisée cette fois par C.D.V.L. 30 du 17 et 18 avril et coordonnée par Azucena affiche complet. Cette formation très prisé se remplie très vite. Nous avons déjà 3 membres en liste d'attente pour l'année prochaine. Pensez donc à vous inscrire rapidement en début d'année une fois qu calendrier du club est connu.
SMIV, késako ?
Le SMIV, ça veut dire Simulation et Maîtrise d'Incidents de Vol (ou Suite de Mouvements Impressionnants en Vol).
Il s'agit d'un stage, de 4/5 jours, qui comme son nom l'indique consiste, après avoir vérifier son secours (au cas ou), à simuler et à maîtriser les incidents de vol que sont la fermeture frontale et asymétrique, le décrochage asymétrique et son cortège de départ en vrille et autres bonheurs le tout avec l'accélérateur au taquet ou pas, en contrant à la sellette ou pas. Il s'agit aussi d'apprendre la manoeuvre d'évitement, le décrochage pour les plus téméraires, de bien et/ou mieux connaître la plage complète de vitesse de sa voile ou enfin de faire secours et apprendre à affaler sa voile pour éviter l'effet miroir. Certains au club en ont profiter pour tenter (et réussir) la SAT. (liste non exhaustive).
L'idée est de provoquer ces incidents pour sentir ce qui se passe et apprendre la bonne gestuelle pour faire revenir la voile dans son domaine de vol. Le tout encadrer par des professionnels compétents, au dessus d'un plan d'eau (on ne sait jamais) avec un bateau près à vous sortir de l'eau, vous équiper d'un gilet de sauvetage.
Le programme peut être personnalisé en fonction des besoins. Il commence en général par des mouvements de tangage et de roulis aux grands angles, des wings voir des wing-overs puis des 360 plus au moins engagés (c'est selon vos souhaits) avec sorties aériennes et contrôlées sur axe. Le stage peut très bien se limiter à cela, c'est alors un stage de pilotage plus qu'un stage SMIV, tout aussi instructif.
Chaque journée se termine par un débriefing vidéo commenté très parlant (ah ouais .. pourtant il me semblait que j'avais levé les mains ...).
Ce petit récit pour vous convaincre si besoin :
| J'avoue que j'étais un peu dubitatif lorsque je me suis inscrit au stage SIV du mois de mai dernier. Je crois qu'en vol libre plus qu'ailleurs, on se fabrique des scénari catastrophes (les psy appellent ça des phobies) qui ne sont pas du tout de l'ordre du raisonné mais plutôt de l'inconscient. En l'occurrence ma crainte irréfléchie c'était de me retrouver obligé à une immersion forcée dans l'eau à peine dégelée d'un lac de montagne. En fait, réconforté par la présence de trois copains du club (on affronte plus facilement l'inconnu quand on emporte quelqu'un ou quelque chose de sa maison avec soi), j'ai découvert en arrivant à Annecy que le lac en question n'avait rien d'un lac de haute montagne et que la température de l'eau me semblait tolérable puisque même des canards s'y baignaient et avaient l'air de s'y plaire. C'est donc bravement et en partie rassuré que je me suis retrouvé, harnaché plus que de coutume à cause du gilet de sauvetage, au décollage de La Forclaz à écouter le briefing de Pierre, rassurant lui aussi, sur les premiers vols et manœuvres de simulation d'incident de vol. Il faut dire que ça commence doucement avec des choses auxquelles on s'est déjà tous plus ou moins essayés ( wing-overs, 360°, fermetures asymétriques = grandes oreilles d'un seul coté ..etc.) mais qu'on s'efforce là de rendre un peu plus radicales, encouragés qu'on est par l'environnement sécuritaire et par Pierre qui de son bateau au milieu du lac vous incite a y aller un peu plus fort. Mais quand même, c'est comme au Club Med : "t'es pas obligé, tu le fais si tu veux" (manquerait plus que ça !). De briefings en vols, de manœuvres en débriefings, on se retrouve au soir du premier jour avec le net sentiment d'avoir beaucoup appris et évolué, et c'est avec un "froid détachement" qu'on entend les moniteurs nous dire de bien dormir parce que demain " ça va envoyer". Cette nuit là pourtant je n'ai pas très bien dormi, sans doute à cause de la part trop copieuse de Tartiflette du repas du soir qui resta coincée quelque part. En fait si le premier jour permet surtout de mieux se connaître soi-même, l'accent est mis pour la suite du programme sur la découverte du comportement de nos voiles (qui sont toutes des voiles standard) lorsqu'on les fait sortir (marginalement) de leur domine de vol. C'est ainsi que l'on découvre avec plaisir que des manœuvres qui débordent même franchement sur la droite de la polaire (fermetures asymétriques ou frontales, même accélérées et maintenues) , peuvent être abordées en toute sérénité, nos voiles ayant du mal à se mettre en situation vraiment critique. Les sorties de vol sur la gauche de la polaire (basses vitesses) étant beaucoup plus délicates à gérer, on ne fera que les effleurer (recherche de phase parachutale). M'étant personnellement mis dans une de ces phases critique (décrochage asymétrique suite à une recherche de phase parachutale mal conduite), je peux vous dire qu'il vaut mieux éviter, même si ma voile s'est remise à voler seule après quelques "figures acrobatiques" du plus bel effet à la vidéo, mais absolument pas volontaires . Arrivé au terme de ces deux jours, on a vraiment le sentiment de mieux connaître le domaine de vol de nos parapentes et surtout de mieux connaître nos ailes elles-mêmes. Rajoutez à ça un site magnifique et quelques vols de "détente" superbes, et vous comprendrez que ceux qui ont fait ce stage à Annecy sont prêts à y retourner l'an prochain et espèrent vous convaincre de les accompagner à cette "sortie club" un peu spéciale. Jean-Marc FILIOL |
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